Brazzaville: un sit-in pour dénoncer la situation dans le Pool interdit

Photo d'archive du pasteur Ntumi, en juin 2008

Photo d’archive du pasteur Ntumi, en juin 2008

Dans une interview ce mercredi, le président congolais Denis Sassou-Nguesso a affirmé que ce qui se passe dans la région du Pool, au sud du Congo, depuis avril, n’est pas une crise mais du banditisme. Le même jour, des jeunes du mouvement citoyen, Ras-le-bol, qui voulaient organiser un sit-in à Brazzaville pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur cette situation, se sont vu notifier une interdiction par la préfecture. Le mouvement Ras-le-bol déplore l’absence de démocratie.

Mercredi, les jeunes du mouvement citoyen Ras-le-Bol s’étaient donné rendez-vous pour dénoncer ce qui se passe dans le Pool, alerter l’opinion nationale et internationale, et exprimer leur solidarité à l’endroit des victimes. « Il s’agit là d’une situation qui nous désole parce qu’on pense qu’à tout problème, on pouvait trouver une solution d’une autre manière. Mais ce n’est pas en bombardant. Il y a d’autres méthodes. Ça vraiment, ça nous a interpellés. Raison pour laquelle nous avons convoqué ce sit-in qui devait se tenir au bureau d’information de l’ONU », explique l’un des responsables du mouvement.

Le sit-in n’a pu être organisé. Les autorités préfectorales n’ont pas accordé l’autorisation au mouvement citoyen Ras-le-bol qui déplore cette attitude : « Nous sommes dans une République, une République suppose la démocratie. Et si c’est la démocratie, il faut bien qu’on donne la chance à tout le monde de dire ce qu’il pense. Nous sommes un mouvement pour « conscientiser » les jeunes, pour faire en sorte que la démocratie soit une réalité dans notre pays. »
Les évènements qui ont eu lieu dans le Pool depuis avril sont à l’origine des mouvements des populations. Les écoles demeurent encore fermées malgré la rentrée qui a eu lieu depuis le mois d’octobre.

source : RFI