la transparence des investissements de santé en question

Le centre de santé Tata René (Père René) est un dispensaire situé dans le quartier populaire de Moukondo à Brazzaville. Ce centre, dirigé par le frère Fernand BATSIMBA infirmier, offre à la population la possibilité de recevoir des soins pour un prix modique.

Le centre de santé Tata René (Père René) est un dispensaire situé dans le quartier populaire de Moukondo à Brazzaville. Ce centre, dirigé par le frère Fernand BATSIMBA infirmier, offre à la population la possibilité de recevoir des soins pour un prix modique.

Les investissements publics du Congo-Brazzaville en matière d’infrastructures de santé souffrent d’un manque d’efficacité allié à une mauvaise gestion et à des détournements des fonds alloués, selon un rapport publié mardi par un collectif de lutte contre la corruption.

Ce « rapport de suivi des investissements publics dans le domaine de la santé portant sur l’exercice 2015 » établi par la branche congolaise de la coalition Publiez ce que vous payez (PCQVP) « révèle que seuls 27% des projets pour lesquels des sommes ont été décaissées ont effectivement bénéficié de ces fonds ».

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Dans un communiqué, PCQVP-Congo indique avoir « identifié plusieurs facteurs » d’explication, notamment le fait que « les fonds n’arrivent pas, ou pas entièrement, à destination », des « retards de décaissement » qui entraînent l’arrêt des chantiers, ou encore le manque de suivi de chantiers qui entraîne leur « abandon ».

« L’impunité des agents publics et des opérateurs empêchent une rupture dans les pratiques de mauvaise gestion, de clientélisme et de détournement », note le collectif, qui appelle le ministère de la Santé à plus de transparence.

Le gouvernement de Brazzaville « consacre des sommes très importantes à la santé » mais « les efforts réellement consentis et les résultats observés sur le terrain ne sont pas proportionnels à ces annonces », regrette PCQVP, dont l’action « vise à rechercher des solutions pour que l’accès aux soins de qualité devienne une réalité ».

Les autorités congolaises n’ont pu être jointes pour commenter les résultats de cette étude.

PCQVP se présente comme une plateforme d’organisations de la société civile engagée sur la question de la transparence et de la gestion responsable des revenus issus de l’exploitation pétrolière, gazière et minière.

Le Congo est un petit pays d’Afrique centrale de quelque 4,5 millions d’habitants dont les principales ressources sont le pétrole et l’exploitation forestière. En dépit de cette manne, la population congolaise vit majoritairement dans une grande pauvreté.

source : AFP